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Ben Vautier

Ben au musée Maillol à Paris

Créez votre propre oeuvre dans l'exposition Ben au Musée Maillol à Paris en postant dans le musée cette carte à qui vous voulez..

Ben carte

 

À l’occasion de sa réouverture en septembre 2016, le Musée Maillol présente la première exposition d’envergure à Paris consacrée à Ben, figure majeure de la scène artistique contemporaine en France. Rassemblant plus de 200 œuvres issues pour la plupart de sa collection personnelle et de collections particulières, cette rétrospective révèle les multiples facettes d’un artiste iconoclaste et provocateur qui récuse la pensée unique depuis plus de 50 ans. 

Quand les attitudes deviennent paroles

Regards sur la scène française depuis les années soixante

Interviwer la performance

Ces " Regards sur la scène française depuis les années soixante " dessinent les contours d'un pan de l'art de notre temps, d'un courant particulièrement indocile, indomptable, difficile à cerner et même à définir. Car le terme de performance recouvre à l'évidence des pratiques diverses, se présentant sous des noms variés : happening, actionnisme, art de rue, théâtre total,  poésie sonore.... Ces appellations indiquent combien cette notion de performance ne s'en tient pas aux arts plastiques mais dépasse les frontières en direction du spectacle, du théâtre notamment. Dans son introduction, l'ouvrage n'élude pas la question en précisant qu'on ne peut se satisfaire d'une seule définition de la performance. Soulignant ce "Renouvellement des stratégies d'indiscipline", les auteurs décrivent ( avec Eric Mangion ) la performance comme "un terme générique qui englobe toutes les typologies d'actions définies à travers le temps, à savoir happening, event, body art, art action ou interventions plus conceptuelles".
On observera avec les entretiens réalisés auprès d'une douzaine d'artistes que ceux-ci adoptent parfois des appellations diverses, confirmant leur sensibilité réfractaire à toute tentative de classement réducteur.
L'introduction de cette investigation resitue dans les années soixante le contexte dans lequel cette notion de performance s'inscrit. Cet art d'attitudes se développe dans une époque ou coexistent les expressions publiques, où se révèlent les créations théâtrales comme le Living theater de Judith Malina  et Julian Beck ou le Bread and Puppet Theater de Peter Schumann et ou la rue connaîtra une primauté politique.  Les noms de Ben et Jean-Jacques Lebel, s'ils sont évoqués, ne font pas partie des artistes interviewés, pourtant tous deux acteurs majeurs de cette histoire, Ben pour avoir contribué à l'arrivée du mouvement Fluxus en France et et Jean-Jacques Lebel pour l'importation du happening en Europe. Un peu surpris également de ne pas voir citer une seule fois les noms de Jean Mas proche de Fluxus  et ses nombreuses "PerforMas" ou encore de Roland Sabatier, membre moteur de la deuxième génération lettriste.
Chaque entretien, réalisé entre 2011 et 2012, a fait l'objet d'une retranscription en concertation avec chaque artiste qui a validé ensuite le texte final.
C'est donc un témoignage vivant sur un art bien vivant qui rassemble de Julien Blaine à Jean-Luc Verna les composantes de cette pratique artistique décidée à se tenir à l'écart des formats institutionnels et marchands.
Le corps apparaît comme l'outil primordial de cette expression, qu'il s'agisse d'un corps engagé dans un art relationnel avant la lettre où d'un corps matériau soumis à toutes les contraintes comme chez Orlan.

Dejeuner sur l herbe untel

"Le déjeuner sur l'herbe" Groupe Untel intervention non officiel Salon des artistes Français Galeries nationales du Grand Palais 8 avril 1975

                                                                 

Untel

Cas particulier dans cette liste d'artistes, celui du seul groupe présent, Untel. Le groupe Untel fut un collectif d'artistes créé en 1975 à Paris par Jean-Paul Albinet, Philippe Cazal et Alain Snyers. Ces copains étudiants d’écoles d’art ont eu pour objectif pendant cinq ans d’aborder «La vie quotidienne en milieu urbain». Dans cet univers que le sociologue américain David Riesman appelait «La foule solitaire», c’est un groupe formé d’individus innommables qui s’en prend aux médias, au marché, au tourisme, à la publicité pour mieux toucher du doigt les maladies de la vie sociale urbaine.
Aujourd'hui la performance aurait-elle acquis droit de cité au sein des institutions comme le Street-art a pris place entre les murs des musées ? Dans les deux cas, c'est l'identité même de cette pratique, marquée par ses valeurs subversives, qui serait en question.

                                                                             Chroniques du chapeau noir

Interviewer la performance
Mehdi Brit, Sandrine Meats
Manuella éditions
Octobre 2014
ISBN : 978-2-917217-61-0

Source :  http://imago.blog.lemonde.fr/2014/12/16/quand-les-attitudes-deviennent-paroles/

Ben Vautier : la parole doute.

Chercheurs d'art

Les mots et la parole dans l'oeuvre de Ben Vautier ne sont plus à découvrir, ils sont partie prenante d'une démarche développée depuis plus de cinquante ans. En 1975, lors du tournage du film "Chercheurs d'art" chez Ben sur les hauteurs de Nice, l'artiste se livrait à l'autocritique de cette parole délivrée tout au long  de ces années.

Tournage chercheurs d art ben3

Film "Chercheurs d'art" 1975 réalisation Claude Guibert

La Fondation du doute

Aujourd'hui, ce doute s"institutionnaliste avec la création à Blois de la Fondation du doute :

" Sur près de 1 500 m2, 50 artistes, 300 œuvres sont rassemblées par Ben, Gino Di Maggio, avec la collaboration de la Fondation Mudima de Milan, de Caterina Gualco et de nombreux artistes. Ce nouveau site est à la fois un lieu vivant, un réservoir d’idées avec le Centre Mondial du Questionnement, un espace d’expression, d’interrogation sur l’art, ses limites ou ses frontières.

La Fondation du doute est un lieu singulier. Ben Vautier l’imagine empli de la liberté des lieux en mouvement, animé de ce flux qu’il porte avec lui depuis cinquante ans. La Fondation du doute est ouverte à toutes les formes, à tous les possibles pourvu qu’ils nous surprennent, qu’ils nous amusent, qu’ils nous persuadent que l’art, comme le dit si justement Robert Filliou, « est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». La vocation de la Fondation du doute est d’accueillir artistes, théoriciens, chercheurs, de créer une résidence vivante où les publics se rencontrent.

Comme pour Fluxus dont l’esprit occupera, par les œuvres présentées, les espaces physiques - œuvres et documents - la Fondation du doute doit promouvoir la « concomitance », l’importance de la non-importance, les détails de la vie, le tout possible, l’idée, l’humour, l’« event », la théorie, le manifeste, l’action, et, comme l’imagine Ben, un Art Total. La mécanique du doute pèse le pour et le contre, capte toutes les voix, enregistre et transmet, mélange et malaxe, mesure les limites de l’art, s’interroge et interroge les frontières.

 La Fondation du doute est un lieu d’apprentissage ; implantée au sein d’un pôle d’enseignement artistique (Ecole d'art et Conservatoire de musique et théâtre à Rayonnement Départemental - Agglopolys), elle ouvre de nouvelles perspectives de recherches, une pédagogie de l’écoute, de l’échange, de l’action. John Cage disait qu’« il n’est pas nécessaire que tous les sons soient organisés par un auteur ou par une intention, il suffit simplement que quelqu’un les écoute ». Pour comprendre, apprenons à tout écouter.".

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