Médiathèque La Malle d'Allionis
24 juillet 2026
¨Présentation générale des "Mémorielles balnéaires"
par Claude Guibert

Naissance d'une commune
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Le 24 janvier 1897 le conseil municipal de Châtelaillon élit son maire : Georges Musset. Lors des fêtes du centenaire en 1996, dans la mairie est organisée la reconstitution du premier conseil municipal de 1897.
Un conseil municipal pour l'histoire
La mairie prête à nouveau son cadre lors des fêtes du centenaire pour un événement qui la concerne au premier chef. La reconstitution du premier conseil municipal du 23 janvier 1897 apparaît comme la référence historique fondatrice de la nouvelle commune de Châtelaillon. Dans les locaux de la mairie, il faut donner à cet événement la solennité requise. On réunit les douze plus anciens conseillers municipaux pour incarner cette évocation du premier conseil municipal de Châtelaillon. Là encore, costumes d'époque de rigueur, les canotiers sont posés sur la table du conseil et les membres de ce conseil reconstitué se consacrent à la lecture des décisions à prendre. Rien n'a été laissé au hasard et le scénario est écrit avec précision. Énonce des textes, discussion, tout se passe dans une salle qui refuse du monde et dans une ambiance fiévreuse rendant difficilement audible les échanges des participants.
Les conseillers municipaux mobilisés pour cette reconstitution ont peut-être eu une pensée pour ce jour du 24 janvier 1897 lorsque la première décision du nouveau conseil municipal de Châtelaillon fut d'élire le maire : Georges Musset par neuf voix sur douze.
L'école publique pour tous
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La salle Pape-Carpantier, espace désormais occupée par la médiathèque, au bord de la rue Pape-Capantier, abritait l'ancienne école au début du siècle derrière la mairie.
Marie Pape-Carpantier, pédagogue et féministe, née à La Flèche en 1815 et décédée en 1878, est considérée comme la pionnière de l'enseignement pré-élémentaire en France. D'abord surveillante d'une « salle d'asile » destinée aux enfants défavorisés de 2 à 6 ans, à La Flèche puis au Mans, elle en devient ensuite la directrice et apprend aux enfants des cantiques, quelques principes de civilité et aussi des notions de lecture, d'écriture et de calcul. La salle d'asile se transforme en établissement scolaire, l'école maternelle. Elle est nommée en 1848 directrice de l’École normale maternelle fondée à Paris et est la première femme à prendre la parole dans l'enceinte de la Sorbonne, en 1867.
Une classe 1900 offre l'occasion aux jeunes de participer aux fêtes du Centenaire. Les jeunes filles habillées en uniformes d'époque entrent en file indienne, se tenant les mains croisées dans le dos. La discipline commence avant même l'entrée en cours. La maîtresse, à l'allure quelque peu sévère, reçoit un bouquet de fleurs.
Au tableau de ce samedi 25 mai 1896, la leçon de morale est écrite en gros caractères à la craie : « Une chose inutile est toujours trop chère ».
Chaque élève à son tour, saisissant la baguette pour lire au tableau, vient déclamer la sentence. Depuis 1882, avec Jules Ferry ministre de l'instruction publique, l'école est gratuite, laïque et obligatoire de six à treize ans, indépendante des religions. Les écoles ne sont pas mixtes. Filles et garçons sont séparés aussi bien dans les classes que dans les cours de récréation. Les lois Ferry de 1881-1882 inventent une pause inédite : la récréation. Les garçons jouent aux billes, au béret, aux osselets... et les filles à la corde à sauter, à la marelle...
Dans l'équipement des élèves figure la traditionnelle ardoise, composée d'un cadre en bois rainuré dans lequel est fixée une pierre d'ardoise véritable de couleur grise permettant une écriture au crayon d'ardoise ou plus tard à la craie. Une des faces de l'ardoise est lisse et, sur l'autre, se trouve gravé dans la pierre un fin quadrillage. Le plumier, autre accessoire indispensable de l'écolier, peut se différencier selon les coûts : son couvercle soit à glissière, à rotation ou à charnières, de fabrication familiale ou artisanale, plus ou moins façonné et décoré, de bois brut ou vernis, ne se prête pas. Il est la marque personnelle de l'élève.