art de rue

Les bonnes feuilles

 

 

Elle écrit des poèmes sur 86 feuilles mortes, éparpillées dans New York

 

 

86 feuilles, pas moins, sur lesquelles la graphiste s’est vengée d’une vilaine période pour les États-Unis. « La semaine a été super difficile. J’étais émotionnellement épuisée, comme tout le monde. L’apathie post-électorale, associée à quelques décisions personnelles que j’ai dû prendre. C’est pourquoi j’ai décidé de créer ce projet 86 Leaves, avec des citations manuscrites de poèmes », explique-t-elle sur son site. À travers différents squares de la ville, elle a donc rendu ces morceaux de nature aux habitants, avec l’espoir de faire sourire, rêver un instant. On a ainsi pu découvrir ses feuilles à Manhattan, Washington Square, Union Square, Madison Square, Bryant Park ainsi que Tompkins Square.
« Je parie que la plupart des feuilles n’ont pas été remarquées, mais certaines d’entre elles ont pu plaire à quelqu’un et le faire réfléchir. Nous avons tous besoin d’une manière pour faire face et appréhender nos émotions (surtout quand on ne peut pas se permettre de payer un thérapeute). »

Un hashtag se retrouve même sur certaines, #leavespoetry, pour prolonger l’aventure sur les réseaux et croiser quelques passants qui auront mis la main sur ces morceaux de poésie. Elle a pris des textes de la littérature américaine, mais également russe, écrits en cyrillique.

Les mots d'UNTEL

 

 Untel Villeurbanne

Rencontre / débat avec le groupe UNTEL

| 19:00
→ IAC
Présentation par le critique d'art Cyrille Bret, d'UNTEL, son histoire et son contexte de création et d'évolution au cours des années 70.
Soirée animée par Cyrille Bret, interrompue par les Mots d'UNTEL


Cyrille BRET
Professeur d'histoire de l'art à la HEAR depuis 2014 après avoir été ATER à l'université Lyon 2 et s'être occupé de médiation et de programmation culturelle pour l'Iac, le macLYON et la Biennale de Lyon, sa démarche historienne est nourrie par l'anthropologie et les sciences de la cognition. Ses recherches portent principalement sur les formes de rationalité esthétique, le pluralisme ontologique des œuvres d'art, et depuis peu sur les questions de globalisation artistique. Il est l'auteur d'un essai intitulé Robert Filliou et sa « recherche ». Les enjeux plasticognitifs de la Recherche sur l’origine, Québec, Inter éd., 2010. Il est également poète et/ou performeur, et participe à la revue BoXoN (Lyon) depuis 1998.

UNTEL
La Boîte UNTEL, Collection IAC, Rhône-Alpes est présentée dans l'exposition Collection'15 juqu'au 14 février 2016. En savoir plus
UNTEL est un groupe d’artistes constitué, à l’origine, de Jean-Paul Albinet, Philippe Cazal et Alain Snyers (Wilfrid Rouff prend la place d’Alain Snyers suite au départ de ce dernier en 1978) dont l’existence brève mais passionnée, de 1975 à 1980, a donné vie à de nombreuses actions dans l’espace public. Le dénominateur commun de ces actions est l’investigation du quotidien, investigation sociale et politique, à des fins critiques, très imprégnées des idées contestataires de mai 68 et de la pensée situationniste.
Le groupe effectue une analyse critique de la société dans ses contradictions et procède à une mise en oeuvre permanente de tous les moyens dont il dispose, en s’emparant des matériaux qui existent dans le quotidien et en réalisant des interventions dans l’espace urbain.
Les préoccupations et interrogations des artistes, insérées dans la réalité sociale, s’expriment et se visualisent par le choix et le traitement des supports (affiches, photographies, images, objets, notes, sons, etc.).

La méridienne de Jan Dibbets

La méridienne de Jan Dibbets

« De 1893 à 1942 une statue en bronze de François Arago dominait la petite place de l'île de Sein, où le méridien de Paris coupe le boulevard Arago. Comme tant d'autres à Paris, cette statue fut fondue pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n'en reste que le socle. Pour honorer la mémoire de François Arago, l'artiste néerlandais Jan Dibbets a conçu selon ses propres termes un "monument Imaginaire réalisé sur le tracé d'une ligne imaginaire, le méridien de Paris". »

Dibbets copie

Médaillon quai Conti Paris

Jusqu'en 1884, c'est le méridien de Paris qui fut, pour tous les marins français, le méridien origine, comme il le fut pour les géographes et les voyageurs. La « méridienne » de France passe par le centre de l'Observatoire de Paris et traverse la France du nord au sud, de Dunkerque à Perpignan.


Le moins monumental des monuments

Ce sont donc cent trente cinq médaillons en bronze de douze centimètres de diamètre, fixés au sol le long du méridien de Paris, entre le périphérique nord et le périphérique sud, traversant certains sites significatifs tels que le jardin du Luxembourg, le Louvre, le Palais RoyaÎ ou les abords de la place Pigalle qui servent de repère à cette ligne invisible, néanmoins repérable au sol par ces médaillons marqués du nom d'Arago ainsi que d'un N indiquant le nord et d'un S indiquant le sud orientés dans l'axe du méridien.
Ce "monument" en hommage à Arago  est assurément le moins monumental des monuments et donne à cette marque virtuelle qu'est un méridien une existence matérielle vérifiable dans un parcours complexe pour accéder à chaque médaillon à travers Paris. C'est au visiteur opiniâtre qu'il revient de se livrer à cet exercice de recherche à travers la capitale, pour reconstituer cette oeuvre en pointillés. N'ayant pas, à ce jour, effectué ce parcours du combattant amateur d'art, je n'ai pas pu vérifier l'information selon laquelle certains médaillons auraient disparu. Certaines photos montrent, en revanche, la dégradation dont souffrent parfois ces oeuvres.

Un de ces médaillons se trouve à proximité d'un autre monument : l'Institut et sa coupole, lieu honorifique par excellence. Les hommes en habits verts auraient ils foulé au pied par inadvertance l'hommage à Arago ? Le destin particulier de cette oeuvre étonnante est d'être agressée souvent par des pieds anonymes, indifférents, négligents. La notion de conservation dans l'art contemporaine connaît plus d'une anecdote, parfois saugrenue ou douloureuse.

Dibbets arago medaillon
La méridienne de Jan Dibbets, à la fois virtuelle et matérielle, doit causer quelques migraines au conservateur éventuel de cette oeuvre rare. Pour rivaliser avec le gigantisme de certains hommages monumentaux, Jan Dibbets oppose une oeuvre légère dont la virtualité rejoint celle de la convention humaine de la méridienne. 

 

                                                                                                                                                                                                                                                     Claude Guibert

Grim Team : " Fluctuat nec mergitur "

 

Grim team

Quai Valmy Paris 16 Novembre 2015

 

" Après la place de la République, le quai de Valmy. Les grapheurs parisiens du collectif Grim Team ont réalisé une nouvelle fresque géante ce lundi soir sur laquelle on peut lire en lettres blanches sur fond noir la devise latine de Paris : Fluctuat nec mergitur (Battu pas les flots mais ne coule pas).
A l’aide d’une nacelle, ils ont entièrement recouvert le mur pignon qui fait face au café Prune, le long du canal Saint-Martin (Xe). «On n’a trouvé que ces mots collaient parfaitement l’actualité», explique Chaze, membre du collectif, surpris de voir que la première fresque, peinte samedi place de la République, est devenue un point de recueillement ou des anonymes affluent pour déposer bougies et petits mots. De nombreux Internautes se sont également réappropriés la célèbre devise."

Source : La Parisien 16 Novembre  2015

 

Paris

Place de la République Paris 16 novembre 2015

Untel : L'art d'être touriste

 

Untel chemise

 

Après LA BOÎTE UNTEL puis LE SAC UNTEL et son succès à la FIAC en 2013, mfc-michèle didier demande au groupe UNTEL de réactiver sa performance Touriste de 1978. Cette dernière consistait, pour les trois membres du groupe UNTEL, à déambuler dans les rues d’une ville pour se faire prendre en photo en duo par un passant, cette action étant simultanément documentée par le troisième compère. Ils étaient chacun affublés d’un costume «Touriste», un ensemble veste-pantalon de peintre en bâtiment blanc et tee-shirt, l’ensemble sérigraphié et badgé du mot touriste. Les trois costumes d’époque seront les pièces maîtresses de l’exposition.

UNTEL est un groupe d’artistes constitué de Jean-Paul Albinet, de Philippe Cazal et d’Alain Snyers (remplacé en 1978 par Wilfrid Rouff). Son existence brève mais passionnée, de 1975 à 1980, a donné vie à de nombreuses actions dans l’espace public, notamment la reconstitution au Grand Palais du Déjeuner sur l’herbe d’après Manet à l’occasion du Salon des artistes français (1975); Fashion Show, défilé de mode simulé dans la Grande Galerie du Louvre en tenue de Touriste (1978) et de nombreuses interventions polémiques dans plusieurs villes en France.

Le dénominateur commun de ces actions est l’investigation du quotidien – investigation sociale et politique – à des fins critiques, imprégnée des idées contestataires issues de mai 68 et de la pensée situationniste.

Untel tourist color web

Galerie:

mfc-michèle didier 
66 rue Notre-Dame de Nazareth
75003 Paris, France

Exposition du 20 novembre 2015 au 16 janvier 2016
Vernissage le jeudi 19 novembre 2015

Isabelle Jobard : pour une poétique culturelle de la ville

 

Jobard 3

Isabelle Jobard

Artiste autodidacte, enseignante, comédienne, puis scénographe, se consacre à son art depuis bientôt 30 ans, en  développant un travail plastique  personnel, singulier  et vivant.
De 1980 à 1990, alterne l’enseignement, la création en Cie (théâtre d’objet), et débute une activité de scénographe au Musée d’Archéologie de Lons-le-Saunier. Dessine depuis toujours et use ses crayons de couleurs en proposant des travaux d’illustrations (édition et expo). Après une longue période (années 1990) consacrée à l’objet en association avec Véronique Bretin, architecte (Toutunpoème, collection d’objets singuliers pour la maison diffusée internationalement), reprend en 2000 son parcours de plasticienne  en solo.
En 2005, reçoit le soutien de la Drac Franche-comté avec une aide à la création, pour l’exposition « rimages-mirages » ( installation et images).

« Inscrivant sa démarche dans la continuité des Nouveaux Réalistes, son travail artistique élabore une poétique libre des objets du quotidien.  Son regard s’attache  à l’expression de leur plastique et à la polysémie de leur sens pour créer des « mises en jeu » scénographiques. La poésie se lie à l’humour dans des installations qui interrogent et se jouent du vécu humain comme d’une pièce de théâtre. Multipliant les ateliers avec le public dans le cadre des classes à PAC (Projet Artistique et Culturel) et laissant certaines de ses oeuvres à l’intervention des passants, l’artiste souhaite ouvrir les sens de chacun à sa perception plastique des choses. Intimiste et ludique, Isabelle Jobard fait partie de ces artistes qui conçoivent l’œuvre artistique par l’échange humain qui en résulte. »
Extrait du dossier de presse du pavé dans la mare, centre d’art contemporain à Besançon.

Jobard 5

Régis Crozat : quand la parole fait le mur

Dans le cadre de la manifestation NOMADE à Paris 3eme, l'artiste Régis Crozat a donné la parole aux visiteurs en leur offrant une palissade. (Voir l'article de ce blog du 3 mai dernier) Pour cette manifestation consacrée à la performance, c'est le public qui assurer cette performance en donnant vie à une parole spontanée sur la palissade vierge.

Crozat nomade

Lors du démontage de la palissade au terme du festival, les visiteurs pourront emporter s'ils le souhaitent les éléments de ce mur de paroles. Le bien commun deviendra alors la propriété privée de ceux qui saisiront cette opportunité.

Crozat pallissade 3

Parole de Breton en homme-sandwich

Breton

C'est en homme sandwich que Breton s'est présenté au festival Dada organisé le 27 mars 1920 au théâtre de l'OEuvre. Sur l'affiche dessinée par Francis Picabia, on peut lire : « Pour que vous aimiez quelque chose il faut que vous l'ayez vu et entendu depuis longtemps tas d'idiots. »

Régis Crozat : donner la parole, un bien commun

Dans le cadre de la prochaine manifestation NOMAD à Paris 3eme, l'artiste Régis Crozat donne la parole aux visiteurs en leur offrant une palissade.

Palissade crozat

La palissade enchantée et le bien commun


Une structure avance, segmente, occupe, elle s’ancre à tout ce qui lui permet de se maintenir debout parmi nous. Devenue un bien commun, chacun pourra se l’approprier en y laisser sa trace, ou bien “immortaliser“ sa présence le temps d’un selfie. Visuellement, elle illustre la rupture dans le processus d’aménagement urbain de plus en plus policé, une forme chaleureuse apportée par la texture du bois et la légereté de sa conception.
Le bien commun
Une structure remarquable : Une palissade mobile rompt avec la rigidité du mobilier urbain, un bien commun que chacun utilise pour y déposer ses idées ou se l’approprier le temps d’un selfie.
Le temps d’une installation/performance un espace de liberté. Elle accueille, reçoit et donne... du plaisir, des doléances, des idées.

Le concept : A l’exemple des murs d’images et de leurs commentaires sur les réseaux sociaux, je crée un mur où chacun collabore avec ses idées, ses dessins, ses images. L’espace et le temps d’un week end le volume ondoyant se laisse recouvrir et gagner par ses contributeurs. L’implantation : indifférenciée, dans un contexte urbain il existe toujours des points d’ancrage : arbres, grilles, panneaux de signalisation, mobilier urbain, plots, piquets, murs... la colonisation ou le parasitage s’avèrent aisés. L’appropriation éphémère, la palissade appartient à tous en se revendiquant comme un bien commun.


1 - Chacun est libre d’y déposer ses idées, d’y laisser sa trace, de s’y photographier, mais il n’en demeure que l’utilisateur temporaire. A charge pour chacun de veiller à ce que cette
fonction et cet usage soient respectés ainsi que la bonne tenue le temps de l’installation.
2 – Le principe du bien commun, le bien appartient à tous et à personne, même pas à une commune ou un état. le temps de l’installation/performance, aucune propriété privée.
3 – La performance est réalisée par les passants, invités à participer;

Palissade crozat2

Murs-Murs à Paris

Sur les murs bache

Jacques VILLEGLE, Jef AEROSOL, Jérôme MESNAGER, MISS. TIC, NASTY, CHANOIR, SPACE INVADER, SPEEDY GRAPHITO, MOSKO & ASSOCIES...

50 œuvres de 50 artistes, plus habitués aux murs de Paris qu'aux établissements bancaires, squattent les murs du Crédit Municipal de Paris à partir du 1er avril 2015 pour fêter les 50 ans de l'art urbain à Paris !

Dans la continuité des expositions qu'il organise depuis 2011, le Crédit Municipal de Paris a choisi cette fois-ci de rendre hommage à l'art urbain, un art généreux, souvent éphémère, offert à l'imagination et à la réflexion des passants, quelles que soient leurs origines sociales ou culturelles. Un art dont les valeurs font écho à celles de l'établissement parisien ouvert à tous depuis 1637.

L'exposition présente un panorama de productions de 50 artistes français, à la fois œuvres d'ateliers et photographies des créations in situ, des années 1960 à nos jours. Elles sont le témoignage du foisonnement des techniques, des styles, des supports, des idées et des messages propres à l'art urbain apposés sur les murs d'une ville d'inspiration, Paris.

« Sur les murs » est une exposition du Crédit Municipal de Paris créée en association avec Bob Jeudy, président de l'association Le M.U.R. (Association Modulable, Urbain, Réactif).

Informations pratiques :
A la Galerie du Crédit Municipal de Paris
55 rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris

Entrée gratuite

Du 1er avril 2015 au 13 juin 2015.
Du lundi au vendredi de 9h à 18h, jeudi jusqu'à 19h et samedi de 9h à 17h.

Vernissage, mardi 31 mars de 18h à 21h avec DJ STION, et les performances de KATRE et POPAY.

Les idées lumineuses de Jenny Holzer

Jenny holzer paris 2009 louvre couleur 500x333

Jenny Holzer Louvre Paris 2009

Jenny Holzer, née en 1950 à Gallipolis en Ohio, est une artiste conceptuelle américaine qui fait ses études d'art dans diverses écoles au cours des années 1970. Elle participe de cette génération d'artistes qui remettent en cause tant l'espace des galeries et des musées que le rôle de l'artiste subjectif et individualiste. Elle fit partie dans les années 1970 du groupe Colab .    Pour elle l'art doit être non seulement dans la rue, mais doit utiliser les moyens de communication les plus visibles, afin d'être perçu par le plus grand nombre, et par des publics différenciés. Jenny Holzer qui vit et travaille à New York est  héritière de toute la génération imprégnée de la culture des médias, de la télévision et de la publicité.
Au début des années 1980, elle s'intéresse au graffiti et fait peindre à la bombe ses slogans par Lady Pink.
Dans les années 1990 et 2000, elle réalise d'immenses projections lumineuses de ses brefs textes écrits sur les murs de Rio de Janeiro (1999), de Venise (1999), d'Oslo (2000), de Berlin (2001).

Jenny holzer

San Diego 2007

Pierre Fraenkel dans de beaux draps

Dans de beaux draps
Adopte une banderole! Tel est le mot d'ordre de Pierre Fraenkel, street artist mulhousien, qui recherche des draps et des volontaires pour une opération d'art de grande envergure le 20 mars 2015 à Mulhouse et environs.

« Les mots menthe », « Sois débrouille Art », « La chose fée du bien » : ces jeux de mots et expressions détournées sont la marque de fabrique du street artist mulhousien Pierre Fraenkel. On peut les découvrir un beau matin sur un panneau d'affichage, sur le pas de sa porte ou sur une banderole accrochée à un pont, un moyen pour l'artiste d'inscrire ses mots dans l'espace public. Il vient de lancer une opération de grande envergure, baptisé Dans de beaux draps, qui nécessite des volontaires sur Mulhouse et ses alentours. But du jeu ? Afficher une de ses banderoles, écrite en concertation avec l'habitant, le 20 mars 2015, jour du Printemps. Plus le nombre de participants est élevé, plus le challenge et le rendu seront intéressants. Et pour cela, Pierre Fraenkel a besoin de beaucoup de draps et tissus « de tous genres : beaux, moches, neufs, usés » pour réaliser ses banderoles.

 Banderole pierre fraenkel

Quand les attitudes deviennent paroles

Regards sur la scène française depuis les années soixante

Interviwer la performance

Ces " Regards sur la scène française depuis les années soixante " dessinent les contours d'un pan de l'art de notre temps, d'un courant particulièrement indocile, indomptable, difficile à cerner et même à définir. Car le terme de performance recouvre à l'évidence des pratiques diverses, se présentant sous des noms variés : happening, actionnisme, art de rue, théâtre total,  poésie sonore.... Ces appellations indiquent combien cette notion de performance ne s'en tient pas aux arts plastiques mais dépasse les frontières en direction du spectacle, du théâtre notamment. Dans son introduction, l'ouvrage n'élude pas la question en précisant qu'on ne peut se satisfaire d'une seule définition de la performance. Soulignant ce "Renouvellement des stratégies d'indiscipline", les auteurs décrivent ( avec Eric Mangion ) la performance comme "un terme générique qui englobe toutes les typologies d'actions définies à travers le temps, à savoir happening, event, body art, art action ou interventions plus conceptuelles".
On observera avec les entretiens réalisés auprès d'une douzaine d'artistes que ceux-ci adoptent parfois des appellations diverses, confirmant leur sensibilité réfractaire à toute tentative de classement réducteur.
L'introduction de cette investigation resitue dans les années soixante le contexte dans lequel cette notion de performance s'inscrit. Cet art d'attitudes se développe dans une époque ou coexistent les expressions publiques, où se révèlent les créations théâtrales comme le Living theater de Judith Malina  et Julian Beck ou le Bread and Puppet Theater de Peter Schumann et ou la rue connaîtra une primauté politique.  Les noms de Ben et Jean-Jacques Lebel, s'ils sont évoqués, ne font pas partie des artistes interviewés, pourtant tous deux acteurs majeurs de cette histoire, Ben pour avoir contribué à l'arrivée du mouvement Fluxus en France et et Jean-Jacques Lebel pour l'importation du happening en Europe. Un peu surpris également de ne pas voir citer une seule fois les noms de Jean Mas proche de Fluxus  et ses nombreuses "PerforMas" ou encore de Roland Sabatier, membre moteur de la deuxième génération lettriste.
Chaque entretien, réalisé entre 2011 et 2012, a fait l'objet d'une retranscription en concertation avec chaque artiste qui a validé ensuite le texte final.
C'est donc un témoignage vivant sur un art bien vivant qui rassemble de Julien Blaine à Jean-Luc Verna les composantes de cette pratique artistique décidée à se tenir à l'écart des formats institutionnels et marchands.
Le corps apparaît comme l'outil primordial de cette expression, qu'il s'agisse d'un corps engagé dans un art relationnel avant la lettre où d'un corps matériau soumis à toutes les contraintes comme chez Orlan.

Dejeuner sur l herbe untel

"Le déjeuner sur l'herbe" Groupe Untel intervention non officiel Salon des artistes Français Galeries nationales du Grand Palais 8 avril 1975

                                                                 

Untel

Cas particulier dans cette liste d'artistes, celui du seul groupe présent, Untel. Le groupe Untel fut un collectif d'artistes créé en 1975 à Paris par Jean-Paul Albinet, Philippe Cazal et Alain Snyers. Ces copains étudiants d’écoles d’art ont eu pour objectif pendant cinq ans d’aborder «La vie quotidienne en milieu urbain». Dans cet univers que le sociologue américain David Riesman appelait «La foule solitaire», c’est un groupe formé d’individus innommables qui s’en prend aux médias, au marché, au tourisme, à la publicité pour mieux toucher du doigt les maladies de la vie sociale urbaine.
Aujourd'hui la performance aurait-elle acquis droit de cité au sein des institutions comme le Street-art a pris place entre les murs des musées ? Dans les deux cas, c'est l'identité même de cette pratique, marquée par ses valeurs subversives, qui serait en question.

                                                                             Chroniques du chapeau noir

Interviewer la performance
Mehdi Brit, Sandrine Meats
Manuella éditions
Octobre 2014
ISBN : 978-2-917217-61-0

Source :  http://imago.blog.lemonde.fr/2014/12/16/quand-les-attitudes-deviennent-paroles/

Miss.Tic joue la fille de l'Art

"Je prête à rire mais je donne à penser"

Miss tic femme de l etre

Grande figure du Street Art, Miss.Tic a fait des rues de la capitale sa plus belle galerie. Depuis 1985, elle bombe au pochoir, sur les murs, des billets d’humeur illustrés de portraits de femmes, légendés de phrases pertinentes et impertinentes. Voici enfin réunies, dans un ouvrage,'"Je prête à rire mais je donne à penser") ces phrases à l’humour subtil et corrosif. Aphorismes, sentences, épigrammes, formules, épitaphes, jeux de mots, messages qui nous parlent de notre époque, de l’amour, du temps qui passe. Entre calembours et traits d’esprit, son écriture est jubilatoire, ses figures de mots transgressent les régles élémentaires de notre langage et de nos lieux communs. Ces textes révèlent une expérience artistique libre, singulière et provocante. (Source Editions Grasset)

Mis tic fille de l art

Les Cubiténistes : prendre la rue au mot

A la jonction des arts de la rue et des arts plastiques, les Cubiténistes multiplient les gestes artistiques collectifs dans l'espace urbain. La rue devient le théâtre de leurs créations.

Les cubitenistes

Les Cubiténistes est une compagnie de théâtre de rue apparue en 1990. Elle a créé depuis, de nombreux spectacles et performances artistiques liant le théâtre, le cinéma, la littérature et les arts plastiques.
Démarche artistique
Le Cubiténisme est une philosophie de l’absurde, du dérisoire et de l’humour. Les Cubiténistes se sont attelés à une lourde tâche : redéfinir, en toute modestie, l’univers dans sa totalité. Cet objectif a été en partie atteint à travers plusieurs spectacles de rue, une exposition et trois livres.


Les cubitenistes4

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