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art contemporain

Régis Crozat : donner la parole, un bien commun

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  • Le dimanche, 03 mai 2015

Dans le cadre de la prochaine manifestation NOMAD à Paris 3eme, l'artiste Régis Crozat donne la parole aux visiteurs en leur offrant une palissade.

Palissade crozat

La palissade enchantée et le bien commun


Une structure avance, segmente, occupe, elle s’ancre à tout ce qui lui permet de se maintenir debout parmi nous. Devenue un bien commun, chacun pourra se l’approprier en y laisser sa trace, ou bien “immortaliser“ sa présence le temps d’un selfie. Visuellement, elle illustre la rupture dans le processus d’aménagement urbain de plus en plus policé, une forme chaleureuse apportée par la texture du bois et la légereté de sa conception.
Le bien commun
Une structure remarquable : Une palissade mobile rompt avec la rigidité du mobilier urbain, un bien commun que chacun utilise pour y déposer ses idées ou se l’approprier le temps d’un selfie.
Le temps d’une installation/performance un espace de liberté. Elle accueille, reçoit et donne... du plaisir, des doléances, des idées.

Le concept : A l’exemple des murs d’images et de leurs commentaires sur les réseaux sociaux, je crée un mur où chacun collabore avec ses idées, ses dessins, ses images. L’espace et le temps d’un week end le volume ondoyant se laisse recouvrir et gagner par ses contributeurs. L’implantation : indifférenciée, dans un contexte urbain il existe toujours des points d’ancrage : arbres, grilles, panneaux de signalisation, mobilier urbain, plots, piquets, murs... la colonisation ou le parasitage s’avèrent aisés. L’appropriation éphémère, la palissade appartient à tous en se revendiquant comme un bien commun.


1 - Chacun est libre d’y déposer ses idées, d’y laisser sa trace, de s’y photographier, mais il n’en demeure que l’utilisateur temporaire. A charge pour chacun de veiller à ce que cette
fonction et cet usage soient respectés ainsi que la bonne tenue le temps de l’installation.
2 – Le principe du bien commun, le bien appartient à tous et à personne, même pas à une commune ou un état. le temps de l’installation/performance, aucune propriété privée.
3 – La performance est réalisée par les passants, invités à participer;

Palissade crozat2

Jean Mazeaufroid : Qu'est-ce qui se trame ?

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  • Le lundi, 30 mars 2015

Mazeaufroid

Jean Mazeaufroid

Jean Mazeaufroid


Né à Limoges, 17 juillet 1943  Décédé le 4 octobre 2001

Jean Mazeaufroid a participé en 1971 à la création du groupe Textruction, avec notamment Badin, Duchène, Jassaud et Vachey. 


"Le procès de la "peinture-écriture" passera essentiellement par les signes : impressions, marques, signes alphabétiques ou idéogrammatiques... "La couleur comme "signe": révélant, occultant, détruisant, recomposant, s'associant à la lettre, à la surface, imprégnant le tissu, le textile, agitant l'île du texte. Tout cela se retrouve chez Jean Mazeaufroid à travers ses premiers travaux sur bannières et banderoles dans les années 1970/1971, les croisements de textes politiques et érotiques de 1972 puis le passage au module Trame-chaîne qui va investir toute la surface de la toile. Mais ce qui fonde aussi le travail de Jean Mazeaufroid selon ses propres mots, c'est le "rapport trouble" qu'il établit entre peinture et tissage, comme si le tissage était déjà œuvre d'art, construction d'espace, ce qui renvoie à la toile comme valeur, c'est à dire production humaine qui se veut aussi tentative de se dresser une voie hors un "état révolutionnaire du signe. Patrick Rousseau
 

Jean Mazeaufroid dans l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain

http://imagoartvideo.perso.neuf.fr/mazeaufroid.htm

Stefan Sagmeister : le bonheur des mots

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  • Le jeudi, 26 mars 2015

The happy show stefan sagmeister
The Happy Show. du 28 Novembre 2013 au 9 Mars 2014. La Gaîté lyrique Paris

A la recherche du bonheur, les travaux graphiques, photographiques et vidéos de Stefan Sagmeister

Stefan Sagmeister tient un journal depuis son enfance, il a la passion des lettres, des mots, des phrases et des listes de choses à faire. Il puise dans ses expériences et sensations personnelles pour nourrir ses travaux. Pour lui, le message passe toujours mieux quand on y a mis du sien. Tel un journal de bord qui se déploie, l’exposition est une plongée dans son graphisme autant que dans ses préoccupations. Plus que jamais en quête de son propre bonheur, il nous parle et il nous écrit, à travers des vidéos dans lesquelles il intervient parfois et des séries de photographies qui ont immortalisés ses typographies. « Ces maximes illustrent l’idée que si tu arrives à savoir ce que tu veux dans la vie et si tu vis selon tes désirs, tu pourras augmenter ton bien-être », explique leur auteur.

Stephan sagmeister the happy show 1

Les idées lumineuses de Jenny Holzer

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  • Le mardi, 17 mars 2015

Jenny holzer paris 2009 louvre couleur 500x333

Jenny Holzer Louvre Paris 2009

Jenny Holzer, née en 1950 à Gallipolis en Ohio, est une artiste conceptuelle américaine qui fait ses études d'art dans diverses écoles au cours des années 1970. Elle participe de cette génération d'artistes qui remettent en cause tant l'espace des galeries et des musées que le rôle de l'artiste subjectif et individualiste. Elle fit partie dans les années 1970 du groupe Colab .    Pour elle l'art doit être non seulement dans la rue, mais doit utiliser les moyens de communication les plus visibles, afin d'être perçu par le plus grand nombre, et par des publics différenciés. Jenny Holzer qui vit et travaille à New York est  héritière de toute la génération imprégnée de la culture des médias, de la télévision et de la publicité.
Au début des années 1980, elle s'intéresse au graffiti et fait peindre à la bombe ses slogans par Lady Pink.
Dans les années 1990 et 2000, elle réalise d'immenses projections lumineuses de ses brefs textes écrits sur les murs de Rio de Janeiro (1999), de Venise (1999), d'Oslo (2000), de Berlin (2001).

Jenny holzer

San Diego 2007

Joël Ducorroy : Tout plaquer !

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  • Le dimanche, 15 mars 2015

"Le proverbe nous apprend que l‘habit ne fait pas le moine. Chez les artistes cette maxime ne se vérifie pas toujours. Chez Joël Ducorroy, c’est une évidence. Ni peintre, ni sculpteur, l'artiste ne plonge pas ses mains dans la peinture, ne provoque pas les foules dans des happenings effrénés. Joël Ducorroy, si je puis dire, va au bureau. Ceci n’est nullement une moquerie, car l’artiste revendique parfaitement cette situation. Et pour ce faire, le costume-cravate est de rigueur. Une fois cette apparence établie, il reste l’œuvre. Joël Ducorroy aime à se présenter comme
« artiste plaqueticien », depuis qu’une rencontre avec Serge Gainsbourg lui donna envie d’écrire des mots et des phrases sur des plaques minéralogiques Cet Euréka marqua le début d’une œuvre dont la perspective est infinie.
Ces plaques minéralogiques sont devenues à la fois le mode de désignation de tous les aspects de l’œuvre et l’oeuvre elle-même.
« Reproduction d’une œuvre » est une plaque minéralogique désignant son objet et devenant œuvre. « Signature », « Gravure », « Palette » et c…
Tout y passe. Et lorsque Joël Ducorroy propose, toujours sur le même mode « Tableau de famille reçu en héritage », je rêve de voir cette œuvre, dans trente ans… transmise en héritage. Le temps aura fait l’œuvre du second degré au premier degré !Je garde le souvenir de sa participation à l'exposition "Humanité collective" au Domaine de Chamarande, dans l'Essonne, en 2001, où le commissaire de l'exposition lui proposa d'investir la bibliothèque du château.

Ducorroy chamarande
Joel Ducorroy Domaine de Chamarande 2001

Prenant l'argument au pied de la lettre, l'artiste habita ce lieu avec une singulière bibliothèque "plaquettée".
Voilà. Joël Ducorroy n'est pas au bout de ses peines. La tâche est immense. Et si l'artiste vous dit qu'il veut tout plaquer, prenez le au premier degré. "

                                                                                                                                                                                                   Chroniques du chapeau Noir

Joël Ducorroy dans l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain

Exposition Joël Ducorroy au musée de Soissons
Vernissage le 13 mars 2015 à partir de 18h
Visible jusqu'au 31 mai 2015

Ducorroy soissons

Jean-Paul Albinet : Slogans collection

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  • Le mardi, 10 mars 2015

Jean paul albinet what else

Jean-Paul Albinet : What else ?
 

Untel et après..

En s'attelant à la tâche ardue de collectionner depuis 1988 les slogans publicitaires lus dans les magazines, vus à la télévision ou remarqués sur les affiches urbaines, Jean-Paul Albinet ne renie pas ses origines. Car si cette démarche s'inscrit dans la lignée de son parcours artistique, ayant pour finalité la conservation «d'une dose de quotidien », elle prolonge celle entreprise dans un collectif qui appartient désormais à l'Histoire. Le groupe Untel fut, en effet, un collectif d'artistes créé en 1975 à Paris par Jean-Paul Albinet, Philippe Cazal et Alain Snyers. Ces copains étudiants d’écoles d’art ont eu pour objectif pendant cinq ans d’aborder « La vie quotidienne en milieu urbain ». Par tous moyens (création d’objets, installations, interventions), ces artistes se sont employés à proposer un regard critique sur les éléments constitutifs de la société urbaine de consommation.

« Slogans collection »


C'est dire si « Slogans collection » qui regroupe actuellement environ quatre mille slogans issus du sport, de la mode, de l'économie, ou du tourisme (sans nom de marque ni référence précise à un produit) porte la griffe de cette préoccupation initiale. Ces slogans sont simplement classés par année pour composer actuellement vingt six ensembles comprenant chacun, suivant le millésime entre cinq et dix huit stèles. Toutes les années collectionnées sont caractérisées graphiquement par un fonds photographique imprimé d'aspect marbre, ou chacune a sa couleur spécifique allant du rouge au vert, du bleu au gris, etc. Les textes des slogans apparaissent eux toujours découpés sur un fond couleur or.
On sait combien Jean-Paul Albinet a abordé de front l'étendard de la mondialisation : le code-barre avec lequel il a joué pour mieux nous montrer comment ce petit symbole technique tellement banal dans notre quotidien, révèle et désigne l'uniformisation des échanges et l'emprise de la société marchande sur toute la planète. La collection des slogans publicitaires participe donc de cette même volonté de mettre à jour cette domination de la culture mercantile sur nos vies.
Au-delà du propos initial, il y a, me semble-t-il, dans cette action de longue haleine, la tentative de quelque chose qui relève de la performance à la manière d'un Roman Opalka et son long périple dans l'incrémentation des nombres sur ses toiles. Et comme nous sommes ici dans le décor d'une bibliothèque, comment ne pas évoquer la constance infinie du moine scribe qui, année après année, dans le scriptorium de son monastère, préservait la mémoire du monde ?
Jean-Paul Albinet n'a pas choisi une présentation numérique de cette littérature de notre quotidien. Il a voulu, avec cette présentation formelle, nous donner le sentiment que cette mémoire publicitaire devait s'inscrire dans le marbre, singulier privilège pour des formules le plus souvent envolées au fil des jours. Il reste que si ces tables de la loi publicitaires devaient survivre à notre civilisation, les éventuels défricheurs de ces textes formant un bout à bout énigmatique risquent de s'interroger avec perplexité sur les commandements auxquels nous étions assujettis.

Claude Guibert Chroniques du chapeau noir

http://imago.blog.lemonde.fr/2014/07/21/jean-paul-albinet-what-else/

Jean-Paul Albinet dans l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain

Philippe Cazal : la parole au pied du mur

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  • Le lundi, 02 mars 2015

Philippe cazal les limites insaisissables 2002 vue 3 gallery full


Midi-Pyrénées - Philippe Cazal - Les limites insaisissables - 2002 - Université de Montpellier II
Traitement de la façade du bâtiment en lettres adhésives (3,60 x 54,50 m).
La halle de mécatronique est un laboratoire de recherche de l'Université des sciences et techniques du Languedoc. Le bâtiment présente une façade de 60 m de long dont le traitement artistique est apparu une nécessité, dans le but de situer et de signaler ce bâtiment au moyen d'une signalétique forte.


Après des études à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, Philippe Cazal réalise des assemblages d'objets en résonance avec les symptômes de la société. Ses principaux sujets d’inspirations sont la ville, le social, l’économie, le politique, le poétique et aussi la position de l’artiste contemporain.

Membre d'Untel de 1975 à 1980, il présente avec le groupe Vie Quotidienne, un environnement de type « Grand Magasin » au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (Biennale de Paris, 1977). Dès 1984, il se présente comme un « Artiste publicitaire », transforme son nom en logo (via l'agence parisienne Minium) et développe son « image de marque » en détournant les codes de l’univers du marketing et de la publicité.


Philippe Cazal dans l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain

Pierre Fraenkel dans de beaux draps

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  • Le mercredi, 18 février 2015
Dans de beaux draps
Adopte une banderole! Tel est le mot d'ordre de Pierre Fraenkel, street artist mulhousien, qui recherche des draps et des volontaires pour une opération d'art de grande envergure le 20 mars 2015 à Mulhouse et environs.

« Les mots menthe », « Sois débrouille Art », « La chose fée du bien » : ces jeux de mots et expressions détournées sont la marque de fabrique du street artist mulhousien Pierre Fraenkel. On peut les découvrir un beau matin sur un panneau d'affichage, sur le pas de sa porte ou sur une banderole accrochée à un pont, un moyen pour l'artiste d'inscrire ses mots dans l'espace public. Il vient de lancer une opération de grande envergure, baptisé Dans de beaux draps, qui nécessite des volontaires sur Mulhouse et ses alentours. But du jeu ? Afficher une de ses banderoles, écrite en concertation avec l'habitant, le 20 mars 2015, jour du Printemps. Plus le nombre de participants est élevé, plus le challenge et le rendu seront intéressants. Et pour cela, Pierre Fraenkel a besoin de beaucoup de draps et tissus « de tous genres : beaux, moches, neufs, usés » pour réaliser ses banderoles.

 Banderole pierre fraenkel

Monica Bonvicini, la course en tête

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  • Le jeudi, 12 février 2015

Monica Bonvicini artiste italienne, a créé cette immense pièce pour les Jeux olympiques de 2012 à Londres. L'oeuvre a une surface miroir pendant la journée mais la nuit, elle  devient transparente et est éclairée de l'intérieur par des LED.

Monica bonvicini londres 20122

Run nuit

Run

Dans ce document images fournies par l'Olympic Delivery Authority, 'installation de "RUN" de la sculpture de l'artiste Monica Bonvicini sur la place de la Handball Arena de Londres 2012 au Parc olympique le 12 Janvier 2012 à Londres, en Angleterre. (Photo par l'Olympic Delivery Authority via Getty Images)

La parole des artistes : l'aventure de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain

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  • Le lundi, 02 février 2015

Facebook bandeau copie

http://imago.imago.perso.sfr.fr/

 Pendant vingt ans, le témoignage de 340 artistes en France

Depuis 1994, le projet d'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain est engagé sous la forme d'une investigation vidéo auprès des artistes plasticiens vivant en France. Cette approche documentaire a été développée dans les directions multiples de l'art de la deuxième moitié du XX ème siècle en France. Pour mener à bien ce projet, un module vidéo a été déterminé. D'une durée de treize minutes, ce montage offre la possibilité à l'artiste de témoigner personnellement, directement sur l'itinéraire de son travail. A ce jour, 341 artistes ont accepté de s'associer à ce projet en participant à l'enregistrement des entretiens vidéo. Ces documents bruts ont une durée variable entre 30 et 60 minutes. Sur cet ensemble, 310 sujets de 13 minutes chacun sont actuellement montés et disponibles.
Le Ministère de la culture, avec la mission audiovisuelle de la Délégation aux arts plastiques, a soutenu le projet de l'Encyclopédie. La Bibliothèque Nationale de France s'y est intéressée en accueillant soixante quinze sujets terminés pour la consultation dans la salle audiovisuelle du site de la Bibliothèque François Mitterrand à Paris.

La rep web 15 janvier 2015 

Pierre Tilman : La parole est d’Art

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  • Le mardi, 13 janvier 2015

Article paru dans "Chroniques du chapeau noir " http://imago.blog.lemonde.fr/

DigiOeuvre originale créée pour l'exposition "Pierre Tilman , la parole est d'Art" à la galerie le Garage à Orléans 2015

L'exposition "Pierre Tilman, la parole est d'Art" qui s'ouvre vendredi prochain à la galerie le Garage à Orléans constitue la première Ouverture Nomade du projet de festival "La parole est d'Art" dont j'ai proposé la création. Pour ce programme conçu il y a plus d'un an, le vernissage de vendredi prend une résonance particulière.
A l'origine, l'intention a été de présenter dans une même manifestation toutes les paroles sur l'art : du critique d'art au commissaire d'exposition, du visiteur de musée à l'artiste, du bloggeur au médiateur, du journaliste au responsable de galerie, toutes ces paroles contribuent à tenter de cerner ce phénomène insaisissable : la création.

Une liberté publique

J'évoquais, dans un article de septembre dernier, les oppositions auxquelles se trouvent confrontées ces différentes paroles : "Il ne faut pas chercher longtemps dans l'actualité pour trouver les symptômes des oppositions radicales à cette parole. Ces oppositions sont  parfois curieusement le fait de certains qui s'expriment au nom de l'art. Les tentatives se multiplient, notamment dans le domaine de l'art contemporain, pour remettre en question ce qui fait la nature même de cette parole : l'ouverture d'esprit, la remise en cause des tabous, des interdits, bref la liberté de concevoir une pensée déformattée."
Aujourd'hui l'éclairage cru de l'actualité donne un relief particulier à ce projet. Au-delà même des agressions souvent dénoncées ici envers les artistes contemporains et leurs œuvres, la liberté d'expression vient de traverser des moments tragiques avec le massacre de Charlie Hebdo. Plus que jamais la parole des artistes, à l'image de celle des journalistes, des écrivains en général, doit être prise en considération comme un moment privilégié de la liberté d'expression et donc de la liberté en général. Le festival La parole est d' Art mettant en avant la parole de la création sous toutes ses formes se doit d’intégrer ces valeurs de liberté si chèrement payées par les journalistes caricaturistes.

Pierre Tilman : les mots en liberté

Pierre Tilman a été évoqué à plusieurs reprises dans ce blog a propos des multiples aspects de son travail : écrivain, poète, artiste plasticien, performeur, il sait bien de quoi sont faits ces mots dont il joue si aisément. Pour l’artiste plasticien, le plaisir continue. Avec quelques objets de bricolage, quelques petits soldats en plastique, l’art se prolonge comme un jeu d’enfant. Cette parole multiforme qui s'exprime par les écrits, les objets, les lectures-performances  fait de cette œuvre un exemple significatif du contenu ambitionné par le festival La parole est d'Art.

Pierre Tilman "La parole est d'Art"

Pierre Tilman "La parole est d'Art"

Aujourd'hui, en ce mois de janvier 2015, une grille de lecture nouvelle est venue ajouter une ardente obligation à notre propos : montrer combien cette parole sur l'art s'exprime comme une composante de la liberté. La défense des artistes contre  toutes les agressions est aussi une parole à porter plus haut et plus fort pour que leur création s'exprime sans restriction. La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.

Exposition "Pierre Tilman, la parole est d'Art"

Logo festival 3 copie Festival La parole est d'Art
Du 16 janvier au 2 février 2015
Vernissage le 16 janvier à 18 h
avec une lecture-performance de l'artiste
Galerie le Garage
9 rue de Bourgogne
45000 Orléans

J'écris ton nom liberté

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  • Le jeudi, 08 janvier 2015

Tissinier aragon

Jacques Tissinier : Collège Aubervilliers hommage à Paul Eluard

Au moment où le drame frappe notamment les journalistes de Charlie Hebdo, on mesure combien la parole sur l'art, la parole des artistes participent à la préservation de ce bien précieux : la liberté d'expression. Ecrite, parlée, cette parole constitue notre bien commun.

La parole militante : les Malassis

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  • Le lundi, 29 décembre 2014

Malassis

" La Coopérative des MALASSIS comprenait cinq peintres: CUECO, FLEURY, LATIL, PARRE, TISSERAND. Rien n'est différent, en apparence, de ce qui se passe dans une coopérative laitière ou artisanale: mise en commun de locaux, de matériel, de compétences techniques etc...; mais en réalité, il s'agit d'une association de pein­tres s'efforçant, par une pratique poussée de création collective, de rechercher ou d'approfon­dir de nouvelles formes d'art politique.
La coopérative des Malassis est issue du salon de la jeune peinture dont le rôle a été prépondérant en France avant 1968, et en 1968 même. Les premiers écrits ou travaux de la Jeune Peinture témoignent dès 1966 de la conscience claire d'une crise idéologique et de la nécessité de repenser le rôle des artistes et de leurs pro­duits en termes politiques. La crise de mai 1968 a illustré et fait mûrir ces points de vue donnant à la Jeune Peinture une position d'avant garde. Dès 1967 en effet les peintres du " La Coopérative des MALASSIS comprend cinq peintres: CUECO, FLEURY, LATIL, PARRE, TISSERAND. Rien n'est différend, en apparence, de ce qui se passe dans une coopérative laitière ou artisanale: mise en commun de locaux, de matériel, de compétences techniques etc...; mais en réalité, il s'agit d'une association de pein­tres s'efforçant, par une pratique poussée de création collective, de rechercher ou d'approfon­dir de nouvelles formes d'art politique.
La coopérative des Malassis est issue du salon de la jeune peinture dont le rôle a été prépondérant en France avant 1968, et en 1968 même. Les premiers écrits ou travaux de la Jeune Peinture témoignent dès 1966 de la conscience claire d'une crise idéologique et de la nécessité de repenser le rôle des artistes et de leurs pro­duits en termes politiques. La crise de mai 1968 a illustré et fait mûrir ces points de vue donnant à la Jeune Peinture une position d'avant garde. Dès 1967 en effet les peintres du salon de la jeune peinture affirmaient:
La nécessité de dépasser la conception esthé­tique en ne lui donnant comme fonction que le seul rôle de véhicule du langage pictural.
La nécessité d'affirmer la prééminence du con­tenu politique de classe.
La nécessité de développer la pratique de grou­pe en soumettant le travail individuel à la vision critique du groupe."

Source : catalogue de la galleria Ciak à Rome en 1973


Herni Cueco, seul témoin vivant de la copérative des Malassis, a poursuivi son oeuvre personnelle. Témoignant sur ce chemin redevenu solitaire, le peintre s’exprime avec beaucoup de simplicité ; on le sent toujours en quête d’interrogation sur son travail, presque étonné de son développement.



 

Henri Cueco Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain

http://imago.imago.perso.sfr.fr/cueco.htm

Les Malassis,
une coopérative de peintres toxiques (1968-81)
du 18 octobre 2014 au 8 février 2015


Musée des Beaux-Arts de Dole
85 rue des Arènes - 39100 Dole
 

 

Quand les attitudes deviennent paroles

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  • Le mercredi, 17 décembre 2014

Regards sur la scène française depuis les années soixante

Interviwer la performance

Ces " Regards sur la scène française depuis les années soixante " dessinent les contours d'un pan de l'art de notre temps, d'un courant particulièrement indocile, indomptable, difficile à cerner et même à définir. Car le terme de performance recouvre à l'évidence des pratiques diverses, se présentant sous des noms variés : happening, actionnisme, art de rue, théâtre total,  poésie sonore.... Ces appellations indiquent combien cette notion de performance ne s'en tient pas aux arts plastiques mais dépasse les frontières en direction du spectacle, du théâtre notamment. Dans son introduction, l'ouvrage n'élude pas la question en précisant qu'on ne peut se satisfaire d'une seule définition de la performance. Soulignant ce "Renouvellement des stratégies d'indiscipline", les auteurs décrivent ( avec Eric Mangion ) la performance comme "un terme générique qui englobe toutes les typologies d'actions définies à travers le temps, à savoir happening, event, body art, art action ou interventions plus conceptuelles".
On observera avec les entretiens réalisés auprès d'une douzaine d'artistes que ceux-ci adoptent parfois des appellations diverses, confirmant leur sensibilité réfractaire à toute tentative de classement réducteur.
L'introduction de cette investigation resitue dans les années soixante le contexte dans lequel cette notion de performance s'inscrit. Cet art d'attitudes se développe dans une époque ou coexistent les expressions publiques, où se révèlent les créations théâtrales comme le Living theater de Judith Malina  et Julian Beck ou le Bread and Puppet Theater de Peter Schumann et ou la rue connaîtra une primauté politique.  Les noms de Ben et Jean-Jacques Lebel, s'ils sont évoqués, ne font pas partie des artistes interviewés, pourtant tous deux acteurs majeurs de cette histoire, Ben pour avoir contribué à l'arrivée du mouvement Fluxus en France et et Jean-Jacques Lebel pour l'importation du happening en Europe. Un peu surpris également de ne pas voir citer une seule fois les noms de Jean Mas proche de Fluxus  et ses nombreuses "PerforMas" ou encore de Roland Sabatier, membre moteur de la deuxième génération lettriste.
Chaque entretien, réalisé entre 2011 et 2012, a fait l'objet d'une retranscription en concertation avec chaque artiste qui a validé ensuite le texte final.
C'est donc un témoignage vivant sur un art bien vivant qui rassemble de Julien Blaine à Jean-Luc Verna les composantes de cette pratique artistique décidée à se tenir à l'écart des formats institutionnels et marchands.
Le corps apparaît comme l'outil primordial de cette expression, qu'il s'agisse d'un corps engagé dans un art relationnel avant la lettre où d'un corps matériau soumis à toutes les contraintes comme chez Orlan.

Dejeuner sur l herbe untel

"Le déjeuner sur l'herbe" Groupe Untel intervention non officiel Salon des artistes Français Galeries nationales du Grand Palais 8 avril 1975

                                                                 

Untel

Cas particulier dans cette liste d'artistes, celui du seul groupe présent, Untel. Le groupe Untel fut un collectif d'artistes créé en 1975 à Paris par Jean-Paul Albinet, Philippe Cazal et Alain Snyers. Ces copains étudiants d’écoles d’art ont eu pour objectif pendant cinq ans d’aborder «La vie quotidienne en milieu urbain». Dans cet univers que le sociologue américain David Riesman appelait «La foule solitaire», c’est un groupe formé d’individus innommables qui s’en prend aux médias, au marché, au tourisme, à la publicité pour mieux toucher du doigt les maladies de la vie sociale urbaine.
Aujourd'hui la performance aurait-elle acquis droit de cité au sein des institutions comme le Street-art a pris place entre les murs des musées ? Dans les deux cas, c'est l'identité même de cette pratique, marquée par ses valeurs subversives, qui serait en question.

                                                                             Chroniques du chapeau noir

Interviewer la performance
Mehdi Brit, Sandrine Meats
Manuella éditions
Octobre 2014
ISBN : 978-2-917217-61-0

Source :  http://imago.blog.lemonde.fr/2014/12/16/quand-les-attitudes-deviennent-paroles/

Christian Robert-Tissot : le mot est un matériau comme les autres.

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  • Le samedi, 13 décembre 2014


Krak robert tissot 1994

Christian Robert-Tissot Neuchatel 1994

"En 1995, après avoir désherbé un champ dans les montagnes du Jura pour en dégager en creux et à grande échelle le signe du recyclage, Christian Robert-Tissot réalisait que son « travail n’était pas lié à une technique spécifique mais qu’il était plutôt composé d’un ensemble de moyens multiples et convergents ». Dans la même veine, peu après cette première expérience, il installera Perdu de vue, des grandes lettres découpées, telle une enseigne sur le toit d’un bâtiment qui jouxte le Mamco, durant son exposition en 1996. Dès lors, sans pour autant délaisser le territoire de ses premiers travaux, une toile tendue sur châssis, il investiguera tous les supports qui peuvent matérialiser le plus familier et immatériel des « instruments » humains : le langage. Car c’est toujours aux signes linguistiques, qui forment le point focal de son travail, que s’intéresse C. Robert-Tissot. Il en joue, littéralement, dans tous les sens du mot, sans toutefois filer fleurette à l’art conceptuel. C. Robert-Tissot confère aux mots, au vocabulaire populaire, aux vocables particulièrement spécifiques au milieu de l’art, aux expressions stéréotypées et si «tendance » qu’elles nous viennent aux lèvres sans avoir eu le temps d’être tempérées par la réflexion, une densité plastique – parce qu’ils sont peints et mis en forme – une capacité insoupçonnée de réappropriation par le lecteur. Parfois la poésie pure du langage l’emporte, d’autres fois il se laisse gagner par l’enchevêtrement des représentations mentales, d’autres fois encore le jeu l’engage à poursuivre quelque plaisante dérive langagière, tant qu’il ne l’arrête pas au revers d’une réalité qu’il n’avait jusque-là pas pleinement mesurée.

C. Robert-Tissot puise dans une tour de Babel qui ose convoquer la multiplicité. On ne se risquerait à l’imaginer avant l’ère de l’ordinateur… remplissant des carnets (ils auraient pu être bleus) de mots entendus quotidiennement, de phrases à double sens, de qualificatifs déterminants et d’expressions à la mode. Et d’autres (rouges, ceux-là) couverts de multiples graphies, de polices de caractère qui parcourent tout l’échiquier typographique, des sévères caractères bâtons à ceux qui s’émoustillent de courbes et de découpes sauvages, en passant par la sobriété de ceux qui prennent l’apparence du « moderne ». Car l’ouverture à des possibilités illimitées de lecture tient à la convergence réussie de la maîtrise graphique, du travail de la représentation, des jeux des signes et des références."
(Source MAMCO)

Charles Sandison : la parole numérique

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  • Le mardi, 09 décembre 2014


eSandison gp 2008

Grand Palais Paris 2008

Le numérique, matière première de l’artiste

L’artiste est connu pour ses projections générées par ordinateur investissant un espace architecturé. Dans une semipénombre, Charles Sandison plonge le spectateur à travers un labyrinthe de mots mouvants et lumineux. Dans son oeuvre, le multimédia n’est pas uniquement un outil mais devient sujet : la technologie, loin de définir l’art de Sandison, n’est qu’un moyen qu’il utilise pour faire d’un espace physique, un espace mental. Nul doute que si la machine et ses mécanismes n’avaient pas été inventés ou n’avaient pas passionné l’artiste, il aurait trouvé un autre
médium pour exprimer son univers esthétique, poétique et conceptuel.

Un processus de création complexe

Dans sa phase de production, l’artiste recherche avec une rigueur quasi-mathématique la disposition précise des vidéoprojecteurs ; il conçoit un programme informatique complexe qui génère les mots et détermine leur apparition, leur mouvement, leur collision et leur disparition. Ses installations traitent principalement du rapport entre texte et image, entre homme et machine, entre signifiant et signifié. Pour le MUDO-Musée de l’Oise, Charles Sandison a sélectionné un matériel lexical spécifique pour nourrir sa projection : l’inventaire des oeuvres du musée et de nombreux
autres écrits sur le palais comme Les Fortunes et adversitez de Jehan Régnier (1526). Ces univers, ces mots naviguant sur la charpente, viennent hypnotiser le visiteur dès qu’il franchit le seuil de la porte en le faisant basculer dans un autre monde avec pour seul repère, cette cathédrale de lumière. Charles Sandison utilise le mot comme générateur de lien entre le spectateur-lecteur et son oeuvre, entre son oeuvre et l’espace qu’il investit.

Charles Sandison est né en Ecosse en 1969.
Il vit et travaille à Tampere en Finlande

Après avoir investi des lieux prestigieux comme le Grand Palais, le musée d’Orsay, le musée du Quai Branly à Paris ou le Manège à Moscou, l’artiste Charles Sandison a accepté l’invitation du MUDO - Musée de l’Oise. Trois ans après sa dernière installation numérique en France, l’artiste nous livre une création exceptionnelle dans l’impressionnant espace sous-charpente du musée. Pour la réouverture du palais Renaissance, Axis Mundi porte un regard inédit sur cet espace emblématique, réinventant l’arbre universel unissant ciel et terre, passé et présent.

Bernard Heidsieck, pour mémoire

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  • Le lundi, 01 décembre 2014

Le poète et performeur Bernard Heidsieck, né le 30 novembre 1928, fait figure d'inspirateur pour nombre d'écrivains et autres artistes. Ayant décidé, au cours des années 1950, de rompre avec l'écrit pour donner de sa voix à une poésie extirpée du livre,  il avait pris le parti d'opposer une poésie active, « debout », à celle qu'il jugeait alors passive. L'homme de lettres est mort samedi dernier, le 22 novembre 2014, d'insuffisance respiratoire.
A partir de 1955, on le retrouva au rang des fondateurs de de la Poésie Sonore puis de la Poésie Action en 1962. Il était contemporain des mouvements Beat, Fluxus ou minimaliste américains, et le magnétophone comptait parmi ses outils d'écriture destinés à expérimenter de nouveaux champs poétiques. De 1978 à 1986, il écrivit Derviche/Le Robert, composé de 26 poèmes sonores. Puis à partir de 1988, Respirations et brèves rencontres (60 poèmes produits à partir d’archives d’enregistrements de souffles d’artistes). Par ailleurs, comme beaucoup de poètes, il a poursuivi un travail de plasticien. Dès 1965, il a conçu des planches d'«écritures-collages», la plupart intégrant des circuits intégrés ou des fragments des bandes magnétiques utilisées lors de la création de ses poèmes sonores. Il en réalisera plus de 1000, notamment collectionnées par Francesco Conz. Il aura réalisé 540 lectures publiques «tout autour» du monde.


Bernard heidsieck
Bernard Heidsieck en lecture, en mai 1987 à Varsovie. (Photo Françoise Janicot)

Lebel, parole rebelle

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  • Le mardi, 25 novembre 2014

" Figure emblématique d'une génération d'artistes qui a contribué à la « révolution culturelle » dans les années 1960, Jean-Jacques Lebel (né en 1936, Jean-Jacques Lebel vit et travaille à Paris) s'est toujours attaché à concilier démarches artistiques et philosophie de vie. Exclu du mouvement surréaliste avec Alain Jouffroy en 1960, l'ensemble de son parcours notamment plastique se revendique et se marque néanmoins de la pensée de André Breton, du travail de dadaïstes tel que Max Ernst, et de l'esprit de Marcel Duchamp.
À ce contexte se greffe également un entourage d'ordre plus philosophique au travers de rencontres dans ces mêmes années avec Gilles Deleuze, Félix Guattari... Le chemin de Jean-Jacques Lebel croise alors des personnalités artistiques aux activités hétérogènes mais tous enclin à mettre en avant « l'action poétique comme activateur des contradictions de notre société industrielle ». Des rencontres qui conjuguent ainsi poésie, peinture, théâtre, engagement politique dans une série de happenings ou de performances dont Lebel est le premier organisateur en Europe, reprenant par là-même les idées avancées et mises en place par Allan Kaprow à New York. Le happening se veut alors comme un prolongement de l'Action Painting en dehors de la surface plane du tableau, investissant divers espaces et rejoignant les théories d'Antonin Artaud sur le théâtre. Dans cet esprit et en réaction  au climat politique de l'époque, Lebel co-organise avec Alain Jouffroy l'Anti-Procès en 1960, réunissant des artistes aussi différents que Brauner, Matta, Dufour, Rauschenberg, Tinguely, Michaux, Fontana, Erró, Fahlström et Lam... dans un mixage de théâtre total, happening, exposition et permettant à chacun d'eux de jouir de « l'absolu liberté de faire ce qu'il voulait » et de devoir « simplement affirmer avec les autres son opposition à la guerre d'Algérie ».
En 1961, il prend l'initiative du Grand Tableau Antifasciste collectif, sequestré par la Questura de Milan pendant 23 ans. Dans la continuité de l'Anti-Procès, il met en place à partir de 1964 le Festival de la Libre Expression et à partir de 1979 le Festival International de Poésie Directe Polyphonix, mêlant arts plastiques, vidéo, musique, performance, poésie... On retient en 1965 le happening Dechirex  de Lebel lors du deuxième Festival de la Libre Expression qui s'est articulé sur le refus de la suprématie de la voiture dans l'espace social : une 4 CV Renault était présente comme « personnage » dans cette manifestation. A la fin du happening, le public s'y est violemment attaqué, la réduisant à presque rien. Le lendemain,  l'artiste Ben est entré les yeux bandés dans la foule agitant une hache de pompier. À l'idée de cette violence, Jean-Jacques Lebel répond : « la violence toute relative de nos soirées contenait toujours de l'ironie, mais il est vrai que le sens de l'humour des uns peut violer la sensibilté des autres ».
Si les activités artistiques de Jean-Jacques Lebel sont reconnues depuis les années 1960 à nos jours  dans le champ de la performance, il n'en demeure pas moins un artiste plasticien revenu « d'exil » dans le monde de l'art et de l'exposition en 1988. Il s'en était retiré 20 ans plus tôt afin de ne pas devenir un artiste domestiqué. Ecriture, collage, peinture, sculpture, installation, action directe sont associés dans les œuvres de Lebel à la sexualité, à la vie quotidienne, politique et philosophique avec pour fil conducteur de dadaïser la société (Portrait de Nietzsche, 1961 ; Portrait de Rauschenberg, 1961 ; Monument à Félix Guattari, 1995)."  (source: Les presses du réel)

Miss.Tic joue la fille de l'Art

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  • Le samedi, 22 novembre 2014

"Je prête à rire mais je donne à penser"

Miss tic femme de l etre

Grande figure du Street Art, Miss.Tic a fait des rues de la capitale sa plus belle galerie. Depuis 1985, elle bombe au pochoir, sur les murs, des billets d’humeur illustrés de portraits de femmes, légendés de phrases pertinentes et impertinentes. Voici enfin réunies, dans un ouvrage,'"Je prête à rire mais je donne à penser") ces phrases à l’humour subtil et corrosif. Aphorismes, sentences, épigrammes, formules, épitaphes, jeux de mots, messages qui nous parlent de notre époque, de l’amour, du temps qui passe. Entre calembours et traits d’esprit, son écriture est jubilatoire, ses figures de mots transgressent les régles élémentaires de notre langage et de nos lieux communs. Ces textes révèlent une expérience artistique libre, singulière et provocante. (Source Editions Grasset)

Mis tic fille de l art

QR Code : la parole graphique aux artistes

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  • Le jeudi, 20 novembre 2014

La parole est d art 126795
Site du Festival La parole est d'Art

Créé par l'entreprise japonaise Denso-Wave en 1994, le QR code permet de stocker un nombre important de données sur une surface réduite en 2D. Aujourd'hui largement démocratisé grâce à la multiplication des smartphones, il fait entièrement partie de notre quotidien. Illustration de ce phénomène lors de la biennale de Venise où le pavillon russe a surpris en proposant une enceinte entièrement vêtue de QR codes. Un projet destiné à exprimer une métaphore architecturale de la connexion entre le virtuel et la réalité.
Dans le même état d'esprit la société AVS communication s'est chargé du recouvrement de la façade du nouveau Teletech Campus. 1000 m2 d’adhésifs noir mat ont été découpés en formes de flash code, permettant via le scan de découvrir 12 contenus inédits.

Qr immeuble

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