libertés publiques

Grim Team : " Fluctuat nec mergitur "

 

Grim team

Quai Valmy Paris 16 Novembre 2015

 

" Après la place de la République, le quai de Valmy. Les grapheurs parisiens du collectif Grim Team ont réalisé une nouvelle fresque géante ce lundi soir sur laquelle on peut lire en lettres blanches sur fond noir la devise latine de Paris : Fluctuat nec mergitur (Battu pas les flots mais ne coule pas).
A l’aide d’une nacelle, ils ont entièrement recouvert le mur pignon qui fait face au café Prune, le long du canal Saint-Martin (Xe). «On n’a trouvé que ces mots collaient parfaitement l’actualité», explique Chaze, membre du collectif, surpris de voir que la première fresque, peinte samedi place de la République, est devenue un point de recueillement ou des anonymes affluent pour déposer bougies et petits mots. De nombreux Internautes se sont également réappropriés la célèbre devise."

Source : La Parisien 16 Novembre  2015

 

Paris

Place de la République Paris 16 novembre 2015

Festival La parole est d'Art : la parole ne s'use que si l'on ne s'en sert pas

Logo festival 3 copie

 

Il y a tout juste un an le projet du festival La parole est d'Art faisait son apparition publique afin de promouvoir  l'expression d'une parole sur l'art à travers toutes ses composantes. Artistes, agents de médiation, journalistes, curators, bloggeurs, conservateurs, galeristes, collectionneurs, enseignants, tous participent à ce discours éclaté en expressions multiples et cependant attaché à une même préoccupation : contribuer à l'épanouissement de l'art de leur temps dans un esprit de liberté.
Force est de constater que cette parole sur l'art subit des assauts multiples : nombreuses fermetures de centres d'art, destructions ou détériorations d'œuvres d'artistes dans l'espace public, attaques outrancières sur certains médias au sujet de l'art de notre temps.
Les tentatives se multiplient dans le domaine de l'art contemporain pour remettre en question ce qui fait la nature même de cette parole : l'ouverture d'esprit, la remise en cause des tabous, des interdits, bref la capacité de concevoir une pensée libératrice. Cette parole sur l'art, dans toutes ses composantes, constitue finalement un marqueur social et les tentatives pour la disqualifier voire la réduire sont autant d'atteintes à la création. La parole sur l'art, comme l'art, a besoin de cet oxygène : la liberté.

Le projet du festival La parole est d'Art souhaite affirmer, dans ce contexte difficile, la raison d'être de ces paroles multiples qui sont parties prenantes de cet exercice de liberté.
Aussi, tous ceux pour qui cet espace représente une impérieuse nécessité peuvent manifester leur propre parole en s'exprimant sur tous les aspects de cette parole sur l'art : témoignages sur le atteintes à cette parole, manquements à cette liberté dont ils ont pû avoir connaissance ou être touchés, suggestions sur les modalités possibles de cette expression.C'est une chaîne de liberté qui peut naître de vos apports, soit en le adressant sur la page contact du site du Festival,

http://pantalaskas.e-monsite.com/contact/demande-de-renseignements.html

soit en les exprimant spontanément sur la page Facebook du site et en le relayant sur les réseaux sociaux :

https://www.facebook.com/Festival-La-parole-est-dArt-847869151891318/timeline/

Avant même que soit possible concrètement la réalisation de ce festival, c'est l'expression elle même qui peut créer cet espace de liberté : la parole ne s'use que si l'on ne s'en sert pas

                                                                                                                                                                                                                   Claude Guibert


 

 

Pierre Tilman : La parole est d’Art

Article paru dans "Chroniques du chapeau noir " http://imago.blog.lemonde.fr/

DigiOeuvre originale créée pour l'exposition "Pierre Tilman , la parole est d'Art" à la galerie le Garage à Orléans 2015

L'exposition "Pierre Tilman, la parole est d'Art" qui s'ouvre vendredi prochain à la galerie le Garage à Orléans constitue la première Ouverture Nomade du projet de festival "La parole est d'Art" dont j'ai proposé la création. Pour ce programme conçu il y a plus d'un an, le vernissage de vendredi prend une résonance particulière.
A l'origine, l'intention a été de présenter dans une même manifestation toutes les paroles sur l'art : du critique d'art au commissaire d'exposition, du visiteur de musée à l'artiste, du bloggeur au médiateur, du journaliste au responsable de galerie, toutes ces paroles contribuent à tenter de cerner ce phénomène insaisissable : la création.

Une liberté publique

J'évoquais, dans un article de septembre dernier, les oppositions auxquelles se trouvent confrontées ces différentes paroles : "Il ne faut pas chercher longtemps dans l'actualité pour trouver les symptômes des oppositions radicales à cette parole. Ces oppositions sont  parfois curieusement le fait de certains qui s'expriment au nom de l'art. Les tentatives se multiplient, notamment dans le domaine de l'art contemporain, pour remettre en question ce qui fait la nature même de cette parole : l'ouverture d'esprit, la remise en cause des tabous, des interdits, bref la liberté de concevoir une pensée déformattée."
Aujourd'hui l'éclairage cru de l'actualité donne un relief particulier à ce projet. Au-delà même des agressions souvent dénoncées ici envers les artistes contemporains et leurs œuvres, la liberté d'expression vient de traverser des moments tragiques avec le massacre de Charlie Hebdo. Plus que jamais la parole des artistes, à l'image de celle des journalistes, des écrivains en général, doit être prise en considération comme un moment privilégié de la liberté d'expression et donc de la liberté en général. Le festival La parole est d' Art mettant en avant la parole de la création sous toutes ses formes se doit d’intégrer ces valeurs de liberté si chèrement payées par les journalistes caricaturistes.

Pierre Tilman : les mots en liberté

Pierre Tilman a été évoqué à plusieurs reprises dans ce blog a propos des multiples aspects de son travail : écrivain, poète, artiste plasticien, performeur, il sait bien de quoi sont faits ces mots dont il joue si aisément. Pour l’artiste plasticien, le plaisir continue. Avec quelques objets de bricolage, quelques petits soldats en plastique, l’art se prolonge comme un jeu d’enfant. Cette parole multiforme qui s'exprime par les écrits, les objets, les lectures-performances  fait de cette œuvre un exemple significatif du contenu ambitionné par le festival La parole est d'Art.

Pierre Tilman "La parole est d'Art"

Pierre Tilman "La parole est d'Art"

Aujourd'hui, en ce mois de janvier 2015, une grille de lecture nouvelle est venue ajouter une ardente obligation à notre propos : montrer combien cette parole sur l'art s'exprime comme une composante de la liberté. La défense des artistes contre  toutes les agressions est aussi une parole à porter plus haut et plus fort pour que leur création s'exprime sans restriction. La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.

Exposition "Pierre Tilman, la parole est d'Art"

Logo festival 3 copie Festival La parole est d'Art
Du 16 janvier au 2 février 2015
Vernissage le 16 janvier à 18 h
avec une lecture-performance de l'artiste
Galerie le Garage
9 rue de Bourgogne
45000 Orléans

J'écris ton nom liberté

Tissinier aragon

Jacques Tissinier : Collège Aubervilliers hommage à Paul Eluard

Au moment où le drame frappe notamment les journalistes de Charlie Hebdo, on mesure combien la parole sur l'art, la parole des artistes participent à la préservation de ce bien précieux : la liberté d'expression. Ecrite, parlée, cette parole constitue notre bien commun.

La parole sur l'Art : une liberté publique

  • Par guibert
  • Le mardi, 14 Octobre 2014

Ben liberte

Une parole multiforme

La parole sur l'Art prend de nos jours des formes diversifiées et se manifeste sur des supports nouveaux. Le développement désormais incontournable des blogs sur l'art modifie singulièrement l'espace dans lequel s'expriment les acteurs, les spectateurs de la création, jusqu'à des temps récents habitués aux moyens écrits et audiovisuels classiques: journaux, revues, télévision notamment.

Cette multiplication des blogs a pour conséquence l'apparition d'une parole multiforme, détachée de toute autre considération que la ! libre expression individuelle s'adressant à d'autres individus. Dans le même temps, un corps social s'interpose de plus en plus souvent entre l'artiste et le visiteur : les agents de la médiation. C'est bien une corporation de médiateurs qui délivre une parole, présence souvent même incarnée par une sentinelle devant chaque œuvre.
Concernant les artistes, la génération de ceux qui considéraient qu'ils n'avaient pas à s'exprimer autrement que par leur travail est maintenant devancée par celle des artistes qui intègrent la parole dans leur démarche artistique, en font un élément déterminant de l'art. Dans certains cas parfois, cette parole est partie prenante de l'œuvre elle-même.
La parole sur l'art est donc ! diverse. Du critique d'art au commissaire d'exposition, du visiteur à l'artiste, du bloggeur au médiateur, du journaliste au responsable de galerie, toutes ces paroles contribuent à tenter de cerner ce phénomène insaisissable : la création.

Une parole libératrice


Il ne faut pas chercher longtemps dans l'actualité pour trouver les symptômes des oppositions radicales à cette parole. Ces oppositions sont parfois curieusement le fait de certains qui s'expriment au nom de l'art. Les tentatives se multiplient, notamment dans le domaine de l'art contemporain, pour remettre en question ce qui fait la nature même de cette parole : l'ouverture d'esprit, la remise en cause des tabous, des interdits, bref la capacité de concevoir une pensée libératrice.
Cette parole sur l'art, dans toutes ses composantes, constitue finalement un marqueur social et les tentatives pour la disqualifier voire la réduire sont autant d'atteintes à la création. La parole sur l'art, comme l'art, a besoin de cet oxygène : la liberté.
Quand bien même la parole sur l'Art n'accède pas formellement à la sphère du droit, il n'est pas abusif, me semble-t-il, de l'associer au domaine des libertés publiques, ne serait-ce que lorsqu'elle est attaquée. Alors l'alerte qu'elle signale n'est pas étrangère au sort de toutes les autres libertés publiques

Claude Guibert

Photo: Ben Vautier

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